Mesure de la taille d'une forme en deux dimension.
Dans la suite $P$ désigne le périmètre, à savoir la longueur du pourtour de la figure. $A$ représente l'aire, ou sa surface.
Formule du périmètre : $P = AB + BC + CD + DA$ additionner la longueur de tous les côtés
Exemple : si les côtés mesurent 3, 4, 5 et 6 unités :
Périmètre : 3 + 4 + 5 + 6 = 18 unités SI (mètres en général)
$A = côté²$
Formules : $P = 2×(L+l)$,
$A = L × l$
Formules : $P = a + b + c$
$A = (base × hauteur)/2$
Formules : $P = 2πr$
$A = πr²$
Formules : $P = 2×(base + côté)$
$A = base × hauteur$
Formules : $P = 4 × côté$
$A = (D1 × D2)/2$ (diagonales D1 et D2)
Comprendre les volumes et plus généralement la troisième dimension.
Les figures classiques de l'espace.
Tétraèdre régulier
Faces : 4 triangles équilatéraux
Volume : \( V = \dfrac{a^3}{6\sqrt{2}} \)
Cube (Hexaèdre régulier)
Faces : 6 carrés
Volume : \( V = a^3 \)
Octaèdre régulier
Faces : 8 triangles équilatéraux
Volume : \( V = \dfrac{\sqrt{2}}{3} \, a^3 \)
Dodécaèdre régulier
Faces : 12 pentagones réguliers
Volume : \( V = \dfrac{15 + 7\sqrt{5}}{4} \, a^3 \)
Icosaèdre régulier
Faces : 20 triangles équilatéraux
Volume : \( V = \dfrac{5(3+\sqrt{5})}{12} \, a^3 \)
A la recherche d'une orientation et de paternes.
Les différents types de symétries :
La symétrie axiale est une transformation géométrique qui consiste à « réfléchir » une figure par rapport à une droite appelée axe de symétrie.
Intuitivement :
Nous allons maintenant traduire cette idée géométrique en formules algébriques à l'aide des coordonnées cartésiennes.
La symétrie axiale d'axe \((d)\) est la transformation qui, à tout point \(M\), associe un point \(M'\) tel que :
Considérons le point \(M(x,y)\).
La symétrie axiale par rapport à l'axe des abscisses transforme :
\[ (x,y) \longmapsto (x,-y). \]Exemple.
👉 L'abscisse est conservée, seule l'ordonnée change de signe.
La symétrie axiale par rapport à l'axe des ordonnées transforme :
\[ (x,y) \longmapsto (-x,y). \]Exemple.
👉 L'ordonnée est conservée, seule l'abscisse change de signe.
La droite \(y = x\) échange les rôles de l'abscisse et de l'ordonnée.
Exemple.
Exemple.
Considérons la droite verticale d'équation \(x = a\).
Exemple.
Symétrie par rapport à \(x=1\) :
\[ (4,2) \rightarrow (-2,2) \]Exemple.
Symétrie par rapport à \(y=-1\) :
\[ (3,4) \rightarrow (3,-6) \]Pour une droite d'équation générale \(ax + by + c = 0\), la formule de symétrie peut s'écrire :
\[ M'(x',y') = \left( x - 2a\frac{ax+by+c}{a^2+b^2}, \; y - 2b\frac{ax+by+c}{a^2+b^2} \right). \]La symétrie axiale est une transformation géométrique simple, mais puissante. Grâce aux coordonnées cartésiennes, elle devient un outil de calcul efficace et rigoureux.
La symétrie centrale est une transformation géométrique qui consiste à faire un demi-tour autour d'un point appelé centre de symétrie.
Intuitivement :
Contrairement à la symétrie axiale (miroir), la symétrie centrale est une rotation de 180°.
La symétrie centrale de centre \(O\) est la transformation qui, à tout point \(M\), associe un point \(M'\) tel que :
Autrement dit :
\[ \vec{OM'} = -\vec{OM}. \]Soit le centre \(O(0,0)\) et un point \(M(x,y)\).
Exemples :
👉 On change le signe des deux coordonnées.
Soit le centre de symétrie \(C(a,b)\) et un point \(M(x,y)\).
Exemple :
Centre \(C(1,-2)\), point \(M(4,3)\) :
\[ M' = (2\cdot 1 - 4,\; 2\cdot(-2) - 3) = (-2,\; -7) \]La symétrie centrale est donc une transformation linéaire de type :
\[ \vec{v} \longmapsto -\vec{v} \]C'est une rotation de 180°.
La symétrie centrale de centre \(C\) est une rotation de centre \(C\) et d'angle \(\pi\).
\[ \text{Symétrie centrale} = \text{rotation d'angle } 180^\circ \]La symétrie centrale est une transformation fondamentale :
Elle relie naturellement la géométrie, l'algèbre et les vecteurs.
Un pavage du plan est une manière de recouvrir entièrement le plan à l'aide de figures géométriques, appelées tuiles, sans trous ni chevauchements.
On en rencontre partout :
Les pavages permettent d'étudier les transformations du plan (translations, rotations, symétries).
On appelle pavage du plan un ensemble de figures planes qui :
Le cas le plus simple est celui des pavages obtenus par translation.
Un pavage par translation est obtenu en répétant une même figure selon deux directions non colinéaires.
Exemples :
Mathématiquement, si la tuile est déplacée par les vecteurs \(\vec{u}\) et \(\vec{v}\), alors toute tuile a pour positions :
\[ T_{m,n} = T + m\vec{u} + n\vec{v} \quad (m,n \in \mathbb{Z}) \]Un pavage régulier est un pavage constitué :
Il existe exactement trois pavages réguliers du plan.
Raison mathématique :
\[ n \times \alpha = 360^\circ \] où \(\alpha\) est l'angle intérieur du polygone régulier.Angle intérieur d'un polygone régulier à \(p\) côtés :
\[ \alpha = \frac{(p-2)\times 180^\circ}{p} \]Seules ces valeurs permettent un pavage :
\[ 6\times60 = 360,\quad 4\times90 = 360,\quad 3\times120 = 360 \]Un pavage semi-régulier utilise plusieurs types de polygones réguliers, mais la disposition autour de chaque sommet est la même.
Exemple :
\[ (3,6,3,6) \]→ triangle, hexagone, triangle, hexagone autour d'un sommet.
Un pavage du plan est invariant par certaines transformations :
Ces transformations laissent le pavage globalement inchangé.
L'ensemble des transformations qui laissent un pavage invariant forme un groupe de symétries.
Les pavages du plan relient :
Ils constituent une porte d'entrée naturelle vers les symétries, l'art et la mathématique moderne, pour ne citer que quelques exemples.